Papatūānuku, la Terre-Mère, et Ranginui, le Père-Ciel, forment le couple primordial dont la séparation ouvre le monde à la lumière.
Attestée dans les récits d'origine māoris transmis oralement depuis des siècles (et fixés par écrit au XIXe siècle), la cosmogonie raconte que Ranginui (le ciel) et Papatūānuku (la terre) étaient enlacés dans une étreinte si serrée que leurs enfants vivaient dans l'obscurité entre leurs corps. C'est Tāne, dieu des forêts et des oiseaux, qui, couché sur le dos et poussant de ses jambes, sépara enfin ses parents pour laisser entrer le te ao mārama, le monde de lumière. Symboliquement, Papatūānuku demeure celle qui nourrit et porte les vivants, tandis que la pluie est comprise comme les larmes de Ranginui pleurant sa bien-aimée et la brume comme les soupirs de la terre. Il existe de nombreuses variantes tribales de ce récit, mais la relation Terre-Mère / Père-Ciel en est le socle partagé et bien attesté.